Nicolas de Staël

« Ma peinture, je sais ce qu’elle est sous ses apparences, sa violence, ses perpétuels jeux de force. C’est une chose fragile comme l’amour. »

Nicolas de Staël (1914, Saint-Pétersbourg –1955, Antibes), baron Nicolaï Vladimirovitch Staël von Holstein, est issu d’une branche cadette de la famille de Staël-Holstein. Sa famille immigre en Pologne en 1919. L’artiste russe est reconnu pour ses compositions et paysages abstraits aux applats épais avec certain empâtement. La carrière du peintre russe s’étale de 1940 à 1955, à travers plus d’un millier d’œuvres, influencées par, entre autres, le postimpressionnisme, les nabis et les fauves.

Le peintre se forme aux Beaux-Arts de Bruxelles, avant de voyager en l’Italie, la Hollande, l’Espagne et de s’installer à Paris. Dans les années 1930, il organise des expositions de ses premières œuvres et, en 1939, entre pour deux années dans la Légion étrangère.  Dès les années 1940, il commence à peindre des compositions abstraites, inspirées par ses rencontres avec Robert Delaunay et Georges Braque.

Dépassant l’opposition abstraction-figuration, il acquiert très tôt une célébrité internationale.

En 1949, le Musée national d’Art Moderne de Paris acquiert une de ses œuvres. À partir de 1952, son travail est de plus en plus figuratif. Il expose en Angleterre, à Paris et aussi à New York. En 1954, il s’installe à Antibes, mais un amour qui se refuse le pousse à mettre fin à ses jours en 1955, à l’âge de 41 ans.

En 2003, le centre Pompidou lui consacre une rétrospective, comme la Fondation Gianadda de Martigny en 2010. Le Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg organise une exposition en 2003-2004. En 2014, à l’occasion du centenaire de la naissance de l’artiste, Nicolas de Staël est exposé au Musée d’Art Moderne André-Malraux du Havre.

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