Opus 348 – 1951

Gérard Schneider

Galerie Diane de Polignac

Huile sur panneau
41 x 33  cm
Signé et daté en bas à droite « Schneider 51 ».
Titré au dos.

gerard schneider - opus 348

C’est une approche verticale, un édifice solide qui se dresse devant nous, telle une statue médiévale, un rappel peut être inconscient de la sculpture romane que Gérard Schneider appréciait particulièrement. Il y a même dans ces formes droites, hiératiques, un écho lointain aux masques tribaux de l’Art primitif africain que l’on (re)découvre au courant du XXe siècle, grâce notamment à la spectaculaire collection d’Arts primitifs d’André Breton, chef de file du surréalisme.

Dans cette œuvre, le noir joue un rôle structurant. Par contraste, les plages blanches, telles un appel d’air, sont une respiration. Des creux et des pleins se dessinent, comme une sculpture en demi-bosse. La ligne semble raide et pourtant, les touches colorées viennent contrecarrer cette solidité verticale. L’équilibre devient précaire, tout est mouvement en devenir.