• Présentation

    La Galerie représente l’Estate de l’artiste Loïs Frederick depuis 2013 et travaille en étroite collaboration avec les Archives Loïs Frederick.

    Après avoir étudié les beaux-arts à l’Université du Nebraska, puis au Kansas City Art Institute, Loïs Frederick reçoit en 1953 et en 1954 le très prestigieux Fulbright award. Comme beaucoup d’artistes américains, elle décide de se rendre à Paris pour parfaire sa formation artistique. Loïs Frederick trouve logiquement sa place au sein de l’effervescence culturelle américaine à Paris. L’artiste reste ainsi en contact étroit avec sa culture d’origine et demeure de ce fait une artiste fondamentalement américaine.

  • Œuvres
    • Loïs Frederick, Sans titre , 1950's
      Sans titre , 1950's
    • Loïs Frederick, Sans titre , 1970's
      Sans titre , 1970's
    • Loïs Frederick, Sans titre , 1978
      Sans titre , 1978
  • Expositions
  • Catalogues
  • Vidéo
  • Biographie

    JEUNESSE ET FORMATION

    Peintre américaine, Loïs Frederick naît et grandit au Nebraska. Ses œuvres sont empreintes de l’immensité de cette région des Grandes Plaines américaines et de ses climats de contrastes. Après avoir étudié les beaux-arts à l’Université du Nebraska puis au Kansas City Art Institute, Loïs Frederick arrive à Paris en 1953 grâce à la bourse du Fulbright award. Fait rare, elle obtiendra cette bourse deux fois.

     

    UNE PEINTRE AMÉRICAINE À PARIS

    Installée à la Cité universitaire, elle se plonge dans l’effervescence de l’Abstraction d’Après-guerre à Paris. Le critique d’art Marcel Brion qui suit son travail l’introduit auprès du grand peintre de l’Abstraction lyrique et gestuelle : Gérard Schneider ; il deviendra son mari. Définitivement installée en France, Loïs Frederick reste une peintre profondément américaine. En 1956, elle contribue d’ailleurs à l’exposition collective Peintres abstraits américains de Paris de la Galerie Arnaud, présentée d’abord à Paris, puis qui voyagera en Allemagne. Ses toiles commencent aussi à rentrer dans des collections publiques : en 1953, le Denver Art Museum lui achète une toile et en 1954, c’est au tour du Nelson-Atkins Museum of Art à Kansas City d’acquérir l’une de ses œuvres. En 1974, par la donation de la collection Gildas Fardel, une œuvre de Loïs Frederick entre au Musée des beaux-arts de Nantes.

     

    Loïs Frederick participe aussi régulièrement aux évènements artistiques clés à Paris : le Salon de la Jeune Peinture (1954-1955), le Salon des Réalités Nouvelles (1957-1959), le Salon des Surindépendants (1962), le Salon d’Automne (1970-1983), le Salon Grands et Jeunes d’aujourd’hui (1971-1974). En 1963, elle est incluse parmi les artistes de l’exposition collective L’École de Paris à la Galerie Charpentier. Elle prend part également à l’exposition collective La part des femmes dans l’art contemporain à Vitry-sur-Seine qui déjà dans les années 1980 mettait à l’honneur le travail des femmes artistes, aux côtés de Sonia Delaunay, Joan Mitchell, Niki de Saint Phalle… Loïs Frederick participe d’autre part à l’exposition phare pour apprécier l’Abstraction lyrique : Aspects de l’Art abstrait des années 1950, une exposition collective itinérante qui circulera dans toute la France entre 1988 et 1989, avec des œuvres de Pierre Soulages, Hans Hartung, Gérard Schneider, Chu Teh-Chun, Zao Wou-Ki, Nicolas de Staël, Maria Helena Vieira da Silva…

     

    UNE PEINTRE DU COLORFIELD PAINTING

    Rien ne prédestinait Loïs Frederick à être peintre et pourtant elle a très tôt l’intuition de la couleur. Marquée par Henri Matisse pour ses chocs chromatiques et Mark Rothko pour la vibrance de la couleur et la quête de la lumière, son œuvre se rattache pleinement au Colorfield painting américain. L’artiste travaille en effet par aplats la couleur qu’elle emploie par strates. Issue des plaines agricoles du Nebraska, Loïs Frederick est une terrienne qui crée dans ses œuvres une abstraction solidement construite, travaillée dans la verticalité. C’est la brosse appliquée, déroulée sur la toile dans un processus de création lent et maîtrisé, qui structure son œuvre, employant la technique picturale mise au point par Hans Hofmann du push and pull, dans laquelle les couleurs posées en aplats denses, « avancent » et « reculent » sur le support, créant un réseau de contrastes dans l’espace pictural. De plus, la brosse déroulée s’arrête bien avant le bord de la toile créant un réseau de masses colorés à la fois solidement construit et un espace flottant, propice à un espace méditatif. Avec ses larges champs colorés, Loïs Frederick invite le spectateur à une expérience immersive dans l’œuvre : une expérience directe avec la couleur, avec la lumière, dans un espace sans ligne d’horizon.

     

    L’ACRYLIQUE ET LA FLUORESCENCE

    Après une palette naturaliste, Loïs Frederick utilise au tournant des années 1970 l’acrylique et surtout les peintures fluorescentes qui lui permettent d’obtenir une palette des plus audacieuses, des plus contrastées : des bleus, verts, jaunes, roses stridents, assourdissants. La couleur saturée n’empêche cependant pas la lumière de poindre de l’arrière-plan.

     

    En 1986, Loïs Frederick perd son mari Gérard Schneider et consacre pendant une quinzaine d’années son énergie à la promotion de son art : elle passe un temps de la femme artiste à la femme d’artiste. C’est un choc visuel au tournant des années 2000 - le phare d’une voiture perçant le brouillard - qui ramène Loïs Frederick à la peinture. Sa quête absolue de la lumière la pousse à déployer de larges brosses aux couleurs fluorescentes, stridentes sur des fonds blancs, immaculés. Loïs Frederick s’éteint à Paris en 2013.

  • COLLECTIONS (SÉLECTION)

    Denver Art Museum, Denver, États-Unis

    Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City, États-Unis

    University of Nebraska-Lincoln, Lincoln, États-Unis

    Musée d’arts de Nantes, Nantes, France

    Musée d’Art et d’Histoire, Neuchâtel, Suisse

    Centre national d’Art contemporain, Paris, France

  • EXPOSITIONS (SÉLECTION)

    Artists West of the Mississipi, Denver Art Museum, États-Unis (achat), 1953

    Mid-America exhibition, Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City, États-Unis (achat), 1954

    Salon de la Jeune Peinture, Musée d’art moderne de la ville de Paris, Paris, France, 1954-1955

    Peintres abstraits américains de Paris, Galerie Arnaud, Paris, France & exposition itinérante en Allemagne, 1956

    Salon des Réalités Nouvelles, Musée d’art moderne de la ville de Paris, Paris, France, 1957-1959

    Salon des Surindépendants, Paris, France, 1962

    L’École de Paris, Galerie Charpentier, Paris, France, 1963

    Salon d’Automne, Grand Palais, Paris, France, 1970-1983

    Salon Grands et Jeunes d’aujourd’hui, Paris, France, 1971-1974

    Le Salon d’Art Sacré, Musée des monuments historiques, Palais de Chaillot, Paris, France, 1973

    Les Religions dans le Monde, Galerie de Marseille, Marseille, France, 1974

    Donation Gildas Fardel, Musée des Beaux-Arts, Nantes, France, 1974

    9 peintres de l’École de Paris, Galerie Dinastia, Lisbonne, Portugal ; puis Galerie Dinastia, Porto, Portugal, 1974

    30 Créateurs, Galerie Claude Bollack, Strasbourg, France, 1976

    Salon de Mai, Galerie de la Défense, Paris, France, 1976-1978

    Peinture et sculpture de poche, Galerie Anne Blanc, Marly-Le-Roy, France, 1979

    30 Créateurs d’Aujourd’hui, Galerie Convergence, Nantes, France, 1981

    Tendances de la peinture abstraite contemporaine, Centre culturel de la Villedieu, Saint-Quentin-en-Yvelines, France, 1983

    Loïs Frederick, peintures et gouaches, Le Grand-Cachot-de-Vent, Vallée de la Brévine (Neuchâtel), Suisse, 1984

    Loïs Frederick, peintures et gouaches, Galerie Suisse de Paris, Paris, France, 1984

    La Part des femmes dans l’art contemporain, Galerie Municipale, Vitry-sur-Seine, France, 1984

    Festival d’Art contemporain, peinture et sculpture, hall de l’Hôtel de Ville et bibliothèque municipale, Sisteron, France, 1984

    Un autre regard sur la peinture présente, Centre régional d’Art contemporain - Château du Tremblay, Fontenoy, France, 1984

    Les Années 1950, Musée d’Art Contemporain, Dunkerque, France & exposition itinérante en France, 1985

    Aspects de l’art en France de 1950 à 1980, Musée Ingres, Montauban, France, 1985

    Aspects de la peinture des années 50, Galerie Anne Lavenier, Paris, France, 1986

    Arcrea 86, Exposition d’art contemporain, Château de la Napoule, Fondation Henry Clews, Mandelieu-La Napoule, France, 1986

    Aspects de l’Art abstrait des années 1950, exposition itinérante : Foyer de l’Opéra, Lille ; Vieille église Saint-Vincent, Bordeaux ; Auditorium Maurice Ravel, Lyon ; Chapelle Saint-Louis, Rouen ; Hôtel-Dieu Saint-Jacques, Toulouse ; Musée Hébert, Grenoble ; Palais de la Bourse, Nantes ; Casino Municipal, Royat ; Mairie de Nancy, 1988-1989

    Loïs Frederick, Galerie Diane de Polignac, Paris, France, 2015

    Bleu, Jaune, Rouge, La couleur Libérée, Musée de Tessé, Le Mans, France, 2015-16

    Loïs Frederick : la couleur vitale, Galerie Diane de Polignac, Paris, France, 2020

    ABSTRAITES : Cinq femmes – cinq expressions artistiques, Galerie Diane de Polignac, Paris, France, 2021

    Les Années 1970 – 1980 : L’explosion de la couleur, Galerie Diane de Polignac, Paris, France, 2021

  • Bibliographie

    Michel Faucher, « Loïs Frederick », in Cimaise n°186, Paris, Janvier-Février 1987

    American Painters in Paris, cat. exp., Paris, Galerie Diane de Polignac, 2015

    Loïs Frederick, cat. exp., Paris, Galerie Diane de Polignac, 2015

    Alexandre Crochet, “An American woman in Paris”, in Le quotidien de l’art, 8 juillet 2015

    Loïs Frederick, La couleur vitale cat. exp., Paris, Galerie Diane de Polignac, 2020

    ABSTRAITES : Cinq femmes – cinq expressions artistiques, cat. exp., Paris, Galerie Diane de Polignac, 2021

    Les Années 1970 – 1980, L’explosion de la couleur, cat. exp., Paris, Galerie Diane de Polignac, 2021