georges mathieu - portrait

Georges Mathieu

(1921-2012)

Peintre français, Georges Mathieu est l’un des pionniers de l’Abstraction lyrique. Il est également l’un des premiers artistes à peindre en public, liant ainsi la performance à la peinture.

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Biographie

Georges Mathieu et les débuts de l’Abstraction lyrique

Issu d’une famille de banquiers, Georges Mathieu naît le 27 janvier 1921 à Boulogne-sur-Mer. Georges Mathieu étudie le droit, les lettres et la philosophie. En 1942, Georges Mathieu réalise ses premières peintures à l’huile. Il travaille comme enseignant pendant plusieurs années avant de débuter sa carrière de peintre.

En 1944-1945, Georges Mathieu adopte une peinture gestuelle. Il est l’un des premiers en France à s’opposer à l’abstraction géométrique. En 1947, il organise une série d’événements pour défendre l’art libre de toute restriction et de pratique classique. Il appelle cet art l’Abstraction lyrique. Georges Mathieu expose trois œuvres d’art au Salon des Réalités nouvelles en 1947. La même année, il est promu directeur des relations publiques de la société américaine United States Lines à Paris.

Étant l’un des principaux penseurs de l’Abstraction lyrique en Europe, Georges Mathieu confronte alors son approche à celle du mouvement de l’Action Painting. En 1950, Georges Mathieu réalise ses premières toiles tachistes et commence à associer ses œuvres à des titres inspirés de l’Histoire de France. L’année suivante, Georges Mathieu se rend à Positano en Italie, où il combine la théorie de la Gestalt : la psychologie de la forme et l’Abstraction lyrique. Dans les années 1953-1963, il devient le rédacteur en chef du magazine United States Lines Paris Review.

Les voyages du peintre Georges Mathieu

Utilisant la couleur directement sortie du tube, sans aucun croquis préalable, Georges Mathieu peint librement ses toiles. Il révèle son processus de création aux yeux de tous, réalisant certaines de ses œuvres en direct devant un public. Le peintre Georges Mathieu juxtapose alors des signes qui n’ont pas de sens littéral, s’éloignant en ce sens de la calligraphie asiatique, malgré leur affinité. Qualifié par André Malraux de « calligraphe occidental », il se confronte à la tradition japonaise lors de son séjour au Japon en 1957, où il rencontre un accueil triomphant. Georges Mathieu voyage ensuite aux États-Unis et rend visite à ses amis dans les universités de Berkeley, de Princeton, de Yale et du Massachusetts Institute of Technology. En 1959, une rétrospective itinérante est organisée dans les musées de Cologne, Bâle, Krefeld, Neuchâtel, Genève.

Georges Mathieu se rend ensuite au Brésil, en Argentine, au Liban, en Israël, au Canada et dans presque tous les pays européens. Dès 1962, convaincu de la nécessité de créer une harmonie plus heureuse entre l’homme et son environnement, l’artiste peintre Georges Mathieu se frotte à de nouveaux supports : il crée de nouvelles formes de mobilier et de bijoux, fait don de cartons de tapisserie à la Manufacture Nationale des Gobelins, dessine des assiettes pour la Manufacture de Sèvres, élabore des plans d’une usine à Fontenay-le-Comte, produit toute une série d’affiches pour Air France ainsi que des médailles pour la Monnaie de Paris.

La reconnaissance pour le peintre Georges Mathieu

Après plus de cent cinquante expositions privées à travers le monde, dont New York en 1979, Montréal en 1979, Mannheim en 1980, Rio de Janeiro en 1982, Tunis en 1983, Singapour en 1984, Bahreïn en 1982 … et de grandes rétrospectives à Antibes en 1976, à Ostende en 1977 et à Paris au Grand Palais en 1978, Georges Mathieu crée des sculptures monumentales pour le Complexe Sportif de Neuilly en 1982, le C.E.S. de Charenton en 1982 et pour la tour Elf-Aquitaine à La Défense.

À partir de 1985 l’œuvre de Georges Mathieu évolue, tant sur la forme que sur le fond. C’est un « tournant cosmique » qui élimine la composition centrale, dernier vestige du classicisme, au profit de la répartition des formes envahissant toute la surface de la toile. Après la rétrospective du Palais des Papes à Avignon, le rythme de ses expositions d’art s’accélère : Nantes, New York, Genève en 1985, Palm Beach, Luxembourg, Toulouse en 1986, Nice, Zurich, Milan, Lyon, Grand, Montréal, Bologne en 1987.

Le peintre Georges Mathieu décède le 10 juin 2012 à Boulogne-Billancourt

© Galerie Diane de Polignac

georges mathieu - portrait 1960

Collections (sélection)

Collections (sélection)

Amsterdam, Fondation Peter Stuyvesant

Antibes, Musée Picasso

Bâle, Kunsthalle

Buffalo, Albright-Knox Art Gallery

Chicago, The Art Institute

Colmar, Musée d’Unterlinden

Cologne, Wallraf-Richartz Museum

Dijon, Musée des Beaux-Arts

Dunkerque, Musée d’Art Contemporain

Gand, Museum voor Schone Kunsten

Grenoble, Musée de Peinture et de Sculpture

Helsinki, Didrichsen Art Foundation

Houston, Museum of Fine Arts

Jérusalem, Musée National Bezalel

Krefeld, Kaiser Wilhelm Museum

Kurashiki, Musée d’Art de Ohara

La Jolla (CA), La Jolla Museum of Contemporary Art

Liège, Musée des Beaux-Arts

Lille, Palais des Beaux-Arts

Londres, Tate Gallery

Los Angeles, Los Angeles Country Museum

Ludvigshafen, Städtische Kunstsammlungen und Wilhelm Hack Stiftung

Lyon, Musée des Beaux-Arts

Mannheim, Städtische Kunsthalle

Montréal, Musée d’Art Contemporain

New York, Museum of Modern Art

New York, The Salomon R. Guggenheim Museum

Osaka, Gutaï Pinacotheca

Paris, Bibliothèque Nationale

Paris, Musée National d’Art Moderne – Centre Georges Pompidou

Paris, Fonds National d’Art Contemporain

Paris, Musée d’Art Moderne de Paris

Ravenne, Musée d’Art Moderne

Reykjavik, Musée de Reykjavik

Rio de Janeiro, Musée d’Art Moderne

Rome, Galleria d’Arte Moderna

Saarbrucken, Moderne Galerie

São Paulo, Musée d’Art Moderne

Stuttgart, Staatsgalerie

Tokyo, Musée d’Art Moderne

Toulouse, Musée des Augustins

Vienne, Museum des 20 Jahrhunderts

Villafames, Museo d’Arte Contemporaneo

Villeneuve d’Ascq, Musée de Villeneuve d’Ascq

Washington, D.C., Hirshhorn Museum & Sculpture Garden, Smithsonian Institution

Washington, D.C., Philips Collections

Zurich, Kunsthaus

Expositions (sélection)

Expositions (sélection)

Librairie Dutilleux, Douai, 1942

Salon des Réalités Nouvelles, Paris, 1947

L’imaginaire, Galerie du Luxembourg, Paris, 1947

H.W.P.S.M.T.B., Galerie Colette Allendy, Paris, 1948

Galerie du Montparnasse, Paris, 1948

Perspective Gallery, New York, 1949

Galerie René Drouin, Paris, 1950

Véhémences confrontées, Galerie Nina Dausset, Paris, 1951

Studio Paul Facchetti, Paris, 1951, 1952

Stable Gallery, New York, 1952

Samuel Kootz Gallery, New York, 1954, 1956

Galerie Rive Droite, Paris, 1956

Galerie du Shirokiya, Tokyo, 1957

Galerie du Daïmaru, Osaka, 1957

Galleria del Naviglio, Milan, 1957

Galerie Helios Art, Bruxelles, 1957

Galerie Selecta, Rome, 1957

Galerie Schmela, Düsseldorf, 1958

Galerie Art Latin, Stockholm, 1958

Galerie Chichio Haller, Zurich, 1958

Kunst Museum, Bâle, 1958

Galerie Internationale d’Art Contemporain, Paris, 1958

Kunstverein, Cologne, 1959

Galleria del Cavallino, Venise, 1959

Haus Lange Museum, Krefeld, 1959

Palais de la Présidence de la République, Beyrouth, 1961

Bezalel Museum, Jérusalem, 1962

Neue Galerie im Kunstlerhaus, Munich, 1962

Galleria La Loggia, Bologne, 1962

Dominion Gallery, Montréal, 1963

Galerie Gimpel & Hanover, Zurich, 1965

Court Gallery, Copenhague, 1965

Galerie Bleue, Stockholm, 1965

Galleri Kaare Berntsen, Oslo, 1965

Galerie Saqqâran, Gstaad, 1965

Galleria La Loggia, Bologne, 1966

Musée des Beaux-Arts, Nantes, 1966

Galerie Air France, Londres, 1968

Musée des Gobelins, Paris, 1969

Musée Picasso, Antibes, 1976

Galerie Beaubourg, Barcelone, 1976

Galeria Ruiz-Castillo, Madrid, 1977

Grand Palais, Paris, 1978

Festival d’Art Lyrique, Aix-en-Provence, 1978

Musée de la Poste, Paris, 1980

Hôtel Méridien, Singapour, 1984

Palais des Papes, Avignon, 1985

Abbaye des Cordeliers, Châteauroux, 1990

Autour de la Bataille de Hastings, Espace d’Art Moderne et Contemporain de Toulouse et Midi-Pyrénées, Toulouse, 1995

Exposition-Documents Pour un Art de Vivre, Palais Bénédictine, Fécamp, 2003

Espace Georges Mathieu, Château-Musée de Boulogne-sur-Mer, 2008

Galerie du Centre culturel français, Milan, 2011

Art of Another Kind, exposition collective, Guggenheim, New York, 2012

Georges Mathieu, vers l’Abstraction Lyrique, Château-Musée de Boulogne-sur-Mer, 2014.

Hartung et les peintres lyriques, exposition collective, Fonds Hélène et Édouard Leclerc pour la Culture, Landerneau, 2016

Le geste et la matière, une abstraction “autre”, Paris, 1945-1965, exposition collective, Centre Pompidou / Fondation Clément, Martinique, 2016

Bibliographie (sélection)

Bibliographie (sélection)

Georges Mathieu, De l’abstrait au possible, Cercle d’Art Contemporain, 1959

Georges Mathieu, From the abstract to the possible, Cercle d’Art Contemporain, 1960

Georges Mathieu, Au-delà du Tachisme, Paris, Julliard, 1963

Georges Mathieu, Le Privilège d’être, Paris, Robert Morel, 1967

Georges Mathieu, De la révolte à la renaissance, Paris, Gallimard, Collection “Idées”, 1973

Georges Mathieu, La Réponse de l’Abstraction lyrique, Paris, La Table Ronde, 1975

Georges Mathieu, Notice sur la vie et les travaux d’Alfred Giess, Paris, Institut de France, 1976

Georges Mathieu, L’Abstraction prophétique, Paris, Gallimard, Collection “Idées”,1984

Gérard Xuriguera, L’œuvre pictural de Georges Mathieu, Avignon, Palais des Papes, 1985

Georges Mathieu, Le Massacre de la sensibilité, Jean Picollec, 1994

Pierre Dehaye, L’Art : Arme des âmes, Toulon, Prométhéa, 1994

Georges Mathieu, Désormais seul en face de Dieu, L’Âge de l’Homme, 1998

Lydia Harambourg, Mathieu, 50 ans de création, Paris, Hervas, 2003