lois frederick - portrait

Loïs Frederick

(1930-2013)

Après avoir étudié les beaux-arts à l’Université du Nebraska, puis au Kansas City Art Institute, Loïs Frederick reçoit en 1953 le très prestigieux Fulbright award. En 1954, phénomène très rare, Loïs Frederick remporte cette bourse une seconde fois. Comme beaucoup d’artistes américains, elle décide de se rendre à Paris pour parfaire sa formation artistique. Le parcours de l’artiste Loïs Frederick trouve logiquement sa place au sein de l’effervescence culturelle américaine à Paris. Loïs Frederick reste ainsi en contact étroit avec sa culture d’origine et demeure de ce fait une artiste fondamentalement américaine.

Exposition

couverture - catalogue exposition lois frederick

LOÏS FREDERICK : LA COULEUR VITALE
Catalogue de l’exposition

Visite virtuelle de l’exposition « LOÏS FREDERICK : LA COULEUR VITALE », du 20 mai au 10 juin 2020.

Œuvres

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lois frederick - peinture de 1960

Sans titre 1960

Pastel et encre de Chine sur papier
26 x 37,5 cm

lois frederick - papier 1960

Sans titre 1960

Gouache et encre de Chine sur papier monté sur carton
52 x 75 cm

lois frederick - peinture de 1960

Sans titre 1960

Gouache sur papier monté sur carton
52 x 75 cm

lois frederick - peinture 1969

Sans titre 1969

Acrylique et gouache sur papier monté sur carton
32 x 43 cm
Signé et daté en bas à droite

peinture de lois frederick 1975

Sans titre 1975

Acrylique sur toile
61 x 50 cm
Signé et daté « FREDERICK 75 » en bas à gauche

lois frederick - huile 1975

Sans titre 1975

Acrylique sur toile
162 x 130 cm
Signé et daté « FREDERICK 75 » en bas à droite

peinture de lois frederick 1970

Sans titre 1980 ca.

Acrylique sur toile
81 x 100 cm

lois frederick - peinture de 1980

Sans titre 1980

Acrylique et fusain sur papier monté sur carton
32 x 43 cm

lois frederick - acrylique 2002

Sans titre 2002

Acrylique sur toile
144 x 144 cm
Signé et daté « FREDERICK 2002 » en bas au centre

Étude d’une œuvre

newsletter 10 - lois frederick aventure du colorfield Painting - français

« Loïs Frederick L’aventure du Colorfield painting », une analyse par Astrid de Monteverde

lois frederick - une artiste americaine à paris galerie diane de polignac

« Loïs Frederick, une artiste américaine à Paris », une analyse par Mathilde Gubanski

lois frederick - la couleur vitale galerie diane de polignac

« Loïs Frederick : La Couleur Vitale », une analyse par Mathilde Gubanski

Vidéo

Visite virtuelle de l’exposition « LOÏS FREDERICK : LA COULEUR VITALE »,
du 20 mai au 10 juin 2020.

Les débuts d’une peintre américaine

Peintre américaine, Loïs Frederick naît et grandit au Nebraska. Ses œuvres sont empreintes de l’immensité de cette région des Grandes Plaines américaines et de ses climats de contrastes. Après avoir étudié les beaux-arts à l’Université́ du Nebraska puis au Kansas City Art Institute, Loïs Frederick arrive à Paris en 1953 grâce à la bourse du Fulbright award : fait rare, elle obtiendra cette bourse deux fois.

Loïs Frederick, une peintre américaine à Paris

Installée à la Cité universitaire, elle se plonge dans l’effervescence de l’Abstraction d’Après-guerre à Paris. Le critique d’art Marcel Brion qui suit son travail l’introduit auprès du grand peintre de l’Abstraction lyrique et gestuelle : Gérard Schneider ; il deviendra son mari. Définitivement installée en France, Loïs Frederick reste une peintre profondément américaine. En 1956, elle contribue d’ailleurs à l’exposition collective Peintres abstraits américains de Paris de la Galerie Arnaud, présentée d’abord à Paris, puis qui voyagera en Allemagne. Ses toiles commencent aussi à rentrer dans des collections publiques : en 1953, le Denver Art Museum lui achète une toile et en 1954, c’est au tour du Nelson-Atkins Museum of Art à Kansas City d’acquérir l’une de ses œuvres. En 1974, par la donation de la collection Gildas Fardel, une œuvre de Loïs Frederick entre au Musée des beaux-arts de Nantes.

La peintre Loïs Frederick participe aussi régulièrement aux évènements artistiques clés à Paris : le Salon de la Jeune Peinture (1954-1955), le Salon des Réalités Nouvelles (1957-1959), le Salon des Surindépendants (1962), le Salon d’Automne (1970-1983), le Salon Grands et Jeunes d’aujourd’hui (1971-1974). En 1963, elle est incluse parmi les artistes de l’exposition collective L’École de Paris à la Galerie Charpentier. Femme peintre, elle prend part également à l’exposition collective La part des femmes dans l’art contemporain à Vitry-sur-Seine qui déjà dans les années 1980 mettait à l’honneur le travail des femmes artistes, aux côtés de Sonia Delaunay, Joan Mitchell, Niki de Saint Phalle… Loïs Frederick participe d’autre part à l’exposition phare pour apprécier l’Abstraction lyrique : Aspects de l’Art abstrait des années 1950, une exposition collective itinérante qui circulera dans toute la France entre 1988 et 1989, avec des œuvres de Pierre Soulages, Hans Hartung, Gérard Schneider, Chu Teh-Chun, Zao Wou-Ki, Nicolas de Staël, Maria Helena Vieira da Silva…

Loïs Frederick une peintre du Colorfield Painting

Rien ne prédestinait Loïs Frederick à être peintre et pourtant elle a très tôt l’intuition de la couleur. Marquée par Henri Matisse pour ses chocs chromatiques et Mark Rothko pour la vibrance de la couleur et la quête de la lumière, son oeuvre se rattache pleinement au Colorfield painting américain. L’artiste travaille en effet par aplats la couleur qu’elle emploie par strates, supprimant toute profondeur dans l’œuvre. Issue des plaines agricoles du Nebraska, Loïs Frederick est une terrienne qui crée dans ses œuvres une abstraction solidement construite, travaillée dans la verticalité. C’est la brosse appliquée, déroulée sur la toile dans un processus de création lent et maîtrisé, qui structure son œuvre, employant la technique picturale mise au point par Hans Hofmann du push and pull, dans laquelle les couleurs posées en aplats denses, « avancent » et « reculent » sur le support, créant un réseau de contrastes dans l’espace pictural. De plus, la brosse déroulée s’arrête bien avant le bord de la toile créant un réseau de masses colorés à la fois solidement construit et un espace flottant, propice à un espace méditatif. Avec ses larges champs colorés, Loïs Frederick invite le spectateur à une expérience immersive dans l’œuvre : une expérience directe avec la couleur, avec la lumière, dans un espace sans ligne d’horizon.

Loïs Frederick, l’acrylique et la fluorescence

Après une palette naturaliste, Loïs Frederick utilise au tournant des années 1970 l’acrylique et surtout les peintures fluorescentes qui lui permettent d’obtenir une palette des plus audacieuses, des plus contrastées : des bleus, verts, jaunes, roses stridents, assourdissants. La couleur saturée n’empêche cependant pas la lumière de poindre de l’arrière-plan.

En 1986, Loïs Frederick perd son mari Gérard Schneider et consacre pendant une quinzaine d’années son énergie à la promotion de son art : elle passe un temps de la femme artiste à la femme d’artiste. C’est un choc visuel au tournant des années 2000 -le phare d’une voiture perçant le brouillard- qui ramène Loïs Frederick à la peinture. Sa quête absolue de la lumière la pousse à déployer de larges brosses aux couleurs fluorescentes, stridentes sur des fonds blancs, immaculés. Loïs Frederick s’éteint à Paris en 2013.

© Galerie Diane de Polignac / Mathilde Gubanski / Astrid de Monteverde

lois frederick - atelier
lois frederick - portrait paris

COLLECTIONS (SÉLECTION)

Collections (sélection)

Denver, Denver Art Museum

Kansas City, Nelson-Atkins Museum of Art

Lincoln, University of Nebraska-Lincoln

Nantes, Musée des arts

Neuchâtel, Musée d’Art et d’Histoire

Paris, Centre national d’Art contemporain

PRINCIPALES EXPOSITIONS (SÉLECTION)

Principales expositions (sélection)

Artists West of the Mississipi, Denver Art Museum, (achat), 1953

Mid-America exhibition, Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City, (achat), 1954

Salon de la Jeune Peinture, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Paris, 1954 & 1955

Peintres abstraits américains de Paris, Galerie Arnaud, Paris, exposition itinérante en Allemagne, 1956

Salon des Réalités Nouvelles, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Paris, 1957-1959

Salon des Surindépendants, Paris, 1962

L’École de Paris, Galerie Charpentier, Paris, 1963

Salon d’Automne, Grand Palais, Paris, 1970-1983

Salon Grands et Jeunes d’aujourd’hui, Pavillon Baltard, Paris, 1971-1974

Salon de Mai, Galerie de la Défense, Paris, 1976-1978

Loïs Frederick, peintures et gouaches, Le Grand- Cachot-de-Vent, Vallée de la Brévine (Neuchâtel), 1984

Loïs Frederick, peintures et gouaches, Galerie Suisse de Paris, Paris, 1984

La part des femmes dans l’art contemporain, Vitry-sur- Seine, 1984

Les Années 1950, exposition itinérante en France, 1985

Aspects de l’Art abstrait des années 1950, exposition collective itinérante : Foyer de l’Opéra, Lille ; Vieille église Saint-Vincent,
Bordeaux ; Auditorium Maurice Ravel, Lyon ; Chapelle Saint-Louis, Rouen ; Hôtel-Dieu Saint-Jacques, Toulouse ; Musée Hébert, Grenoble ; Palais de la Bourse, Nantes ; Casino Municipal, Royat ; Mairie de Nancy, 1988-1989

Bleu Jaune Rouge, la couleur libérée, Musée de Tessé, Le Mans, 2015

Loïs Frederick, exposition personnelle, Galerie Diane de Polignac, Paris, 2015

Loïs Frederick, La couleur vitale, Galerie Diane de Polignac, Paris, 2020

BIBLIOGRAPHIE (SÉLECTION)

Bibliographie (sélection)

Michel Faucher, Loïs Frederick, extrait Cimaise n°186, Janvier-Février 1987, Paris

Loïs Frederick, catalogue d’exposition, Galerie Diane de Polignac, 2015

Alexandre Crochet, « Une américaine à Paris », article dans le Quotidien de l’Art, Juillet 2015

Loïs Frederick La couleur vitale, catalogue d’exposition, Galerie Diane de Polignac, 2020